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L’ EGLISE SAINTE FAUSTE :

L’église Sainte Fauste est un des principaux
monuments de Bozouls.
Bâtie presque à la pointe du promontoire
encerclé par le Dourdou, la vieille église
romane, église paroissiale jusqu’en
1964, est la fierté des Bozoulais.
Dédiée à Sainte Fauste, elle paraît
l’héritière de la chapelle du Saint
Esprit (privée aujourd’hui) dont les vestiges
pré-romans sont visibles à droite de l’ancien
presbytère.
Construite sur le modèle de la très
célèbre abbatiale de Conques
elle comprend une nef à cinq travées,
flanquée de collatéraux très étroits
mais dépourvus de transept. Le choeur,
en lui-même d’une travée, est entouré
d’un déambulatoire à cinq petites chapelles
rayonnantes. Coiffant les piliers, la plupart des
chapiteaux sont dans un bon état de conservation,
tandis que le sol est couvert de grandes dalles mortuaires
aux très nombreuses inscriptions.
La construction de l’église remonte au XII
ème siècle, celle des chapelles latérales
(côté Sud) s’échelonnent entre
le XIV et XVI ème siècles, l’escalier
à vis, situé du côté nord, permettant
l’accès aux tribunes est de la même époque.
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Visite de l’église
:
 La
partie romane comprend le clocher-porche, qui a la
même largeur que l’église, la nef et
les deux collatéraux, fort étroits, le chœur
terminé par l’abside et entouré du déambulatoire,
sur lequel ouvraient cinq petites chapelles.
L’ensemble mesure 36 mètres de longueur
et 10 mètres de largeur. La construction
est en grès rouge, le calcaire du
sous - sol local n’a été utilisé
que plus tard.
Le
porche occupe toute la largeur de l’église.
Il était largement ouvert jusqu’à l’arc
plein cintre qu’on aperçoit de l’intérieur.
La partie centrale de la voûte est sur croisée
d’ogives. La fenêtre du Midi a été
agrandie postérieurement.
Elle occupe un arc plein cintre sous lequel se trouve un
tombeau.
Le
portail, qui sépare le porche de la nef comprend
quatre colonnes aux chapiteaux desquelles sont représentés,
à gauche : la luxure, l’ange de l’annonciation,
à droite : une scène de la création
et Adam et Eve. Les deux statues qui sont dans le porche
représentent, l’une la Vierge à l’oiseau,
l’autre, Saint Antoine ermite.
La
nef comprend 5 travées. La première,
du côté du chœur, est plus longue. Elle
est limitée par quatre piliers plus massifs. Pour
les autres travées, les supports sont constitués
par un couple de piliers entre deux couples de colonnes.
La voûte de la nef est un berceau plein cintre
sur arcs doubleaux. Sur cette voûte reposait
directement, sans charpente, une toiture en calcaire
très lourde.
Sous ce poids énorme, les piliers fléchirent
(leur écartement est aujourd’hui une curiosité)
et l’on dut, au début du XVIIème siècle,
substituer à l’ancienne couverture une charpente
plus légère.
De grosses réparations intervinrent pour sauver l’
édifice vers 1612.
La consolidation entreprise comprit l’élargissement
des contreforts du côté Nord de l’église
et de l’un des contreforts de l’abside. Plus
récemment on dut étayer le clocher et le mur
, côté Nord. On édifia contre la façade,
à l’Ouest, deux contreforts massifs qui furent
reliés par un arc formant un avant porche. L’arc
porte la date de 1817. Il est encastré dans les deux
contreforts qui sont un peu antérieurs puisqu’ils
portent la date de 1785.
La porte actuelle est de 1875 ainsi que la bâtisse
autour de la porte jusqu’à l’arc roman.
A l’intérieur de l’église il reste
encore un tableau et un haut-relief, mais la très
belle statue de marbre de la vierge, oeuvre
du sculpteur Denys Puech, enfant du pays, a été
transférée dans l’église neuve,
Saint Pie X à Bozouls, édifiée en 1964,
église contemporaine qui mérite une visite.
Fondée en 1979, l’Association dite
de “Sauvegarde de Sainte Fauste” s’est
donnée pour mission de veiller au maintien
en parfait état de notre vieille église,
chère au coeur des Bozoulais.
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Autre petit patrimoine à
découvrir :
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les tours : elles sont situées de part et
d’autre du goulet d’étranglement par
lequel le ravin de de l’Alrance débouche dans
les gorges du Dourdou. Depuis des temps immémoriaux,
les hommes ont utilisé cette échancrure naturelle
, passage obligé et pratique pour accéder
au niveau du Dourdou et le franchir sur un pont situé
légèrement en amont. Il est probable que les
deux tours subsistantes faisaient partie d’un ensemble
surveillant le passage et l’accès à
la côte de l’Hospitalet.
-
le quartier dit du « château » :
il comprend l’ensemble des maisons construites sur
l’éperon rocheux, au milieu du méandre
du Dourdou, où se trouve l’église Sainte
Fauste, et où s’élevait jadis un château,
résidence secondaire des Comtes de Rodez. Si le château
a été probablement démantelé,
il reste les vestiges d’un rempart barrant l’accès
au promontoire côté Sud, seul côté
ne bénéficiant pas des protections naturelles
de l’escarpement des falaises. L’ appareil des
« blocs cyclopéens » encore en place,
permet d’évoquer une origine très ancienne.
Une deuxième fortification devait s’élever
près de la place du Portalet ( le petit portail ).
Les temps devenant plus sûrs, le quartier s’étendit
alors à l’extérieur des fortifications
vers le Sud.
-
les moulins s’échelonnaient au nombre
de sept dans la traversée du village
sur le Dourdou et même sur l’Alrance. La plupart
étaient équipés d’une roue horizontale
« le roudet » à cuillers sur lesquels
l’eau était dirigée par une goulotte
en bois. Celui situé, juste en amont du pont à
l’aplomb de Sainte Fauste, était équipé,
lui, d’une roue verticale.
-
le lavoir est alimenté par la fontaine de
l’Alrance.
-
l’église St Pie X : située sur
le plateau, rive droite du Dourdou, première pierre
bénite en 1962, elle fut réalisée par
l’architecte J.P Pecquet. Sa vaste nef dépouillée
semble projeter son étrave vers le soleil levant
. Le clocher , tel un campanile à l’italienne
est détaché de la massive bâtisse.
-
Chapelle du Saint Esprit : Edifice du XIIIè
de style roman, jadis dans l’ancien cimetière
( des pauvres). Restes de fresques ( Ste Catherine et St
Georges) ( propriété privée ).
-
Chapelle Sainte Catherine : Au départ de la
route vers Barriac, fondée en 1307 mais de style
roman. Ancienne dévotion. Il y aurait eu à
côté une léproserie.
-
Fontaine d’Alrance : une des grandes sources
des causses aveyronnais, après celles de Sorgues
et de Salles la Source. Il s’agit en fait d’une
exurgence perenne qui alimente en eau potable le village
jusqu’au milieu du XX è siècle d’où
son nom de fontaine.
-
Une importante découverte archéologique :
le dieu « aux torques ».
L’entreprise chargée de poser des canalisations
d’eau entre les hameaux de La Viguerie et de la Cave
ont trouvé en creusant une tranchée un bloc
de pierre de forme oblongue en 1957. Une étonnante
statue de grès rose apparût . Les
ouvriers l’abandonnèrent dans un champ et quelques
jours après on s’intéressa à
nouveau à elle. En bon état de conservation
le personnage haut de 95 cm est représenté
debout jusqu’au dessous de la ceinture, sans apparence
de vêtement, mais peut être avec une légère
tunique que l’absence intentionnelle des jambes ne
permet pas de déceler. Sur sa tête ronde, dont
les yeux, le nez et la bouche sont sommairement indiqués,
il porte une sorte de diadème frontal orné
de spirales qui, ressemblent à des boucles de cheveux.
Les oreilles sont volumineuses et sculptées avec
soin. Le cou est entièrement encerclé par
un collier ouvert aux extrémités très
renflées appelé « Torques ».
Les
bras, sont ramenés sur la poitrine. Les doigts sont
indiqués par des incisions parallèles. La
main droite serre fortement le manche d’un poignard.
La statue qui pèse une centaine de Kilos se termine
par un socle qui se dégage de la masse.
Cette effigie est d’origine celtique et est appelée
« dieu au torques ». Cet exemplaire
magnifique faisait songer aux statues-menhirs du
musée Fenaille. Il semble qu’il représente
la même divinité guerrière que les statues
menhirs masculines mais qu’il remonte à une
époque moins reculée, celle de l’âge
du bronze et la période gallo-romaine.
Cette statue a posé un certain nombre d’interrogations
sur ses origines et cette découverte permet d’évoquer
la vie et la religion , encore mal connues, de nos ancêtres
les Celtes.
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